Cette façon de traiter les patients est nouvelle en France car elle nous vient d’Asie et elle consiste en une façon de traiter des endroits qui ne sont pas sollicités suffisamment par les semelles orthopédiques. Il s’agit alors de bandes que l’on va appliquer aux endroits nécessaires.
Principe
Avant d’utiliser le K-Tap, il faut absolument suivre une formation complète car cela ne s’improvise pas. En effet, un mauvais positionnement de cette bande pourrait créer de nouveaux déséquilibres.
Il s’agit donc d’évaluer la façon de se déplacer d’un patient et de lui appliquer une bande thermoactive aux endroits de pression ou douloureux afin de rééquilibrer la posture et de permettre alors de soulager une partie du corps en recréant un positionnement idéal. Afin d’être plus précise, cette bande peut être découpée en plusieurs parties afin d’agir de la façon adéquate.
Les avantages
Ce nouveau traitement permet alors de soulager les tendons qui étaient étirés à tort, va rétablir la circulation sanguine et donc effacer un certain nombre de douleurs, renforcer les muscles afin de permettre de soulager le pied.
D’autre part, il va rééquilibrer les stimulations nerveuses au niveau de la voute plantaire. Toutes ses possibilités vont faire que cette seule technologie est capable à terme de modifier un mauvais alignement de la colonne vertébrale qui va alors se déformer si aucun traitement n’est appliqué. Le K-Tap permet également de retrouver toutes ses fonctions après une entorse ou une blessure en renforçant alors .les parties concernées.
Alors que cette nouvelle mode fait de plus en plus d’émules parmi les clients des instituts de beauté, il semblerait néanmoins que le fait de se faire avaler les peaux mortes des pieds par des poissons ne soit pas sans conséquence.
Un questionnement légitime
Par deux fois, l’Ordre des Podologues a alerté Le Directeur général de la Santé concernant cette pratique importée de l’étranger et qui a su séduire immédiatement. Cependant, pour les professionnels, il est indispensable d’analyser cette prestation afin de savoir si elle présente des risques.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a donc procédé à une évaluation complète de cette pratique en prenant en compte les différents aspects qui rentrent en compte dans cette proposition. Fort de leurs différents constats, ils ont pu rendre un rapport complet sur le sujet afin d’informer à la fois les podologues, les autorités de santé comme les clients.
Des informations cruciales
Les conclusions après l’étude réalisée font mention de dysfonctionnements dans cette activité avec en premier lieu le manque de réglementation évident la concernant. En effet, aujourd’hui tout le monde peut ouvrir un cabinet de fish pédicure sans connaissances particulières. De ce fait, seule une dizaine des installations existantes satisfont les conditions d’ouverture et d’exercice.
Il semblerait que de nombreux cas d’infections dues à des bactéries aient été déclarés comme l’aggravation de symptômes pour les personnes qui souffrent de mycoses ou de lésions au niveau du pied. D’autre part, l’eau ne peut contenir d’agents désinfectants car cela n’est pas compatible avec la présence de poissons. De cette façon, rien n’indique quelle est la qualité de l’eau réelle et les relevés faits à ce sujet sont peu encourageants, laissant entendre que ce serait des nids à microbes.
Il s’agit d’une grande partie du travail du podologue, à savoir être en mesure de rétablir un équilibre normal au niveau de tout le squelette grâce à l’emploi d’orthèses plantaires. Ce choix intervient dans tous les cas après l’élaboration d’un bilan podologique qui va déterminer que la personne concernée en a réellement besoin.
La prévention
Le port d’orthèses plantaires concerne de nombreux enfants ou jeunes adolescents car le podologue a pu déceler un défaut dans le positionnement de son corps, qui, à terme, pourrait mener à des douleurs ou des déformations si une prise en charge n’est pas prise dès le plus jeune âge. En effet, elles sont plus difficiles à traiter à l’âge adulte car les os sont plus durs et donc beaucoup moins enclins à se corriger.
De ce fait, les orthèses plantaires vont être introduites pour pallier à ce problème car la nouvelle position de pieds va entrainer une adaptation correspondante des autres membres du corps. En effet, elles vont permettre alors aux genoux, aux hanches et à la colonne vertébrale de se réajuster.
La correction
Lorsque le podologue constate des problèmes de tendinites, des écarts de mesure au niveau des hanches, une colonne vertébrale déformée avec des scolioses ou des lordoses, il va alors recommander de porter des orthèses plantaires afin de tenter d’enrayer le phénomène et donc d’apporter un meilleur confort et surtout mener à un nouveau positionnement de tous les membres du corps.
En effet, au fur et à mesure du port de ses orthèses, le corps va apprendre à se réadapter et va utiliser une forme plus adaptée de marche. De ce fait, l’équilibre de l’ensemble du corps va se rétablir petit à petit menant alors à la résolution d‘un grand nombre de problèmes directement liés aux pieds.
La podologie est une discipline en plein essor car son importance a été remarquée à différents niveaux. De ce fait, l’intervention d’un podologue est souvent requise pour intervenir en même temps qu’un autre spécialiste. Il s’agit alors de trouver la solution de façon conjointe.
Les équipes pluridisciplinaires courantes
Il est évident que le podologue travaille régulièrement avec un kinésithérapeute car il va lui envoyer des patients qui souffrent de douleurs chroniques pour un traitement de fond. Il en est de même du rééducateur car la pathologie est souvent découverte par le podologue lors des consultations.
D’autre part, le podologue, de par sa volonté de rendre un équilibre convenable pour ne plus ressentir de douleurs au niveau d’articulations va évidemment être amené à être en relation avec un rhumatologue car ensemble, ils vont tenter de trouver la solution idéale. Dans des cas plus sérieux, il peut également travailler avec un chirurgien orthopédique.
Les nouvelles relations
De plus en plus, les autres disciplines médicales reconnaissent l’apport de la podologie comme essentielle et commencent à multiplier le suivi d’un même patient par deux spécialistes. De ce fait, il arrive qu’un dermatologue adresse un patient qui connait des problèmes de peau au niveau des pieds. De même, il arrive aussi que des patients consultent en podologie pour des problèmes vasculaires.
Mais plus étonnant, le podologue est régulièrement appelé à travailler avec un diabétologue car il est admis une correspondance entre la posturologie et les viscères et donc leur fonctionnement. Enfin, compte tenu du grand nombre de personnes âgées dans notre pays grâce au progrès de la médecine, le podologue est devenu indispensable en gériatrie. En effet, il prodigue les soins essentiels et va alors tenter d’aider à effacer certaines douleurs afin de faciliter la marche.
Une étude complète a été menée sur le sujet afin de mieux connaître les praticiens qui s’investissent au niveau national. En effet, les résultats mettent l’accent sur certains points qui sont à considérer pour faire évoluer la profession et l’accès des patients aux soins.
26 régions en cruel manque
Si certaines régions présentent un choix important de podologues, ce n’est pas le cas de toutes car la carte de la France recense 26 régions qui possèderaient cinquante ou moins de praticiens. Ceci est un problème majeur notamment pour les personnes habitant dans des petits villages car il leur faut alors parfois parcourir de nombreux kilomètres pour pouvoir trouver un spécialiste dans ce domaine.
Certains ne pouvant pas facilement se déplacer vont même abandonner tout traitement, ce qui est un risque sanitaire important.
Une parité inexistante
On constate également que les femmes sont très peu représentées dans cette profession car elles ne correspondent qu’à un tiers des podologues pratiquant en France. Sur plus de dix mille spécialistes sur le territoire national, cela fait une faible marge. Il semblerait donc que cette spécialité soit peu choisie par les femmes au profit d’autres dans le domaine de la médecine.
Cependant, il serait judicieux de leur faire comprendre que la demande est importante dans certaines régions et qu’elles gagneraient donc tout à s’y installer. En effet, une clientèle importante leur permettrait alors de se développer largement dès l’installation ce qui serait un bénéfice réellement partagé.




